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Architecte à Paris et dans Le Perche

L’œil de l’architecte : Le cas de l’escalier

par Camille Hermand ― 20, 10, 2021 ― decoration, design, architecture, lifestyle

La bonne marche à suivre

La bonne marche à suivre

Elément central de l’articulation d’une habitation, l’escalier est aussi un exercice technique à ne pas négliger. C’est pourquoi il ne faut pas hésiter à le changer tant il peut bloquer la fluidité d’un espace de vie. Son encombrement et son orientation est calculé au plus juste pour rester confortable et bien « tomber » dans l’espace imparti. Bien placé, il distribue harmonieusement les pièces sans perte de place. Ainsi, il est arrivé plusieurs fois que Camille Hermand déplace la trémie d’une volée de marches mal située : dans une maison de Montmartre, elle était placée sur le côté de la maison, obligeant à utiliser un couloir pour desservir les chambres. Placé au centre de la maison, l’escalier est devenu un élément décoratif du salon (Photo 1 : projet Montmartre). A l’étage, toutes les pièces s’articulent avec logique autour du nouveau palier, gagnant de l’espace sur les chambres (Photo 2 : projet Montmartre). Réalisé sur mesure, à l’ancienne, avec ses marches en bois, son garde-corps en ferronnerie et sa rampe débillardée (taillée en diagonale pour former la courbe désirée) on le croirait installé-là depuis toujours. Techniquement, il est presque toujours possible de percer une nouvelle trémie, avec l’aide d’un ingénieur et d’un architecte, et l’autorisation de la copropriété dans le cas des appartements.

Les escaliers anciens font partie des éléments coups de cœur lors de l’achat d’une maison (Photo 3 : projet Vincennes 1 et Vincennes 2). La maison à Vincennes 1 a fait l’objet d’une surélévation, la deuxième volée a suivi le mouvement ascendant. Une rampe plus simple, peinte et plus moderne marque le nouvel étage, tout en conservant l’harmonie grâce au tapis et à l’emploi du chêne sur toute la hauteur. Une autre fois, le bel escalier de l’immeuble a été annexé à l’appartement, situé au dernier étage (Photo 4 : projet Nesles).

Camille Hermand décloisonne volontiers les escaliers fermés, permettant une meilleure circulation de la lumière. Dans une maison de Bois-Colombes, elle a ouvert une verrière au dernier étage, dévolu uniquement à la chambre parentale. Le petit palier respire. A Levallois, les marches en béton étaient enfermées dans une cloison, qu’elle a conservée à mi-hauteur, en ajoutant une main courante pour plus de légèreté (Photo 5 : projet Bois Colombes et Levallois). L’emploi du béton est choix judicieux pour un bon résultat phonique, mais son poids ne le rend pas possible partout. Il apporte aussi de la modernité, même sur une base ancienne, comme dans cette maison pour relier le rez-de-chaussée au premier étage (Photo 6 : projet Jasmin).

Enfin, les escaliers en métal noir sont un geste architectural fort, qui procure un bel effet. On peut lui donner un aspect ancien façon atelier ou industriel. Dans une maison de Suresnes, l’escalier existant faisait le lien entre la partie ancienne et l’extension moderne, il a donné le ton, en noir et blanc, de toute la décoration de la maison (photo 8 : projets Montmorency et Suresnes). Pour structurer le volume d’un atelier d’artiste, Camille Hermand a construit une mezzanine en métal noir, avec escalier logiquement assorti (photo 7 : projet Jasmin).

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