Il fallait avoir du nez, et de l’imagination. C’était le cas de ces propriétaires qui, pour conforter leur intuition, ont fait appel à l’architecte Camille Hermand afin de transformer ce bien en vraie maison conviviale. Sur quatre niveaux, l’immeuble s’élevait sur un jardin au niveau du sous-sol, semi enterré. Une vague cuisine et un salon d’appoint y étaient installés, suggérant des déjeuner d’été. Les chambres se trouvaient au rez-de-chaussée, le salon au premier, puis une chambre près des greniers, sous les toits. Pas vraiment cohérent.
Le nouveau plan prévoit une cuisine et une salle à manger en rez-de-jardin. Afin que le sous-sol devienne vivable, le tour de passe-passe a nécessité toute l’expertise technique de l’architecte : côté rue, une cour anglaise a été creusée, éclairant l’arrière de la maison par une baie vitrée (Photo 4). Côté jardin, après reprise de structure, une grande verrière et une véranda métamorphosent la façade (Photo 8). A l’intérieur, tout est ouvert, seuls subsistent les poteaux porteurs (Photo 2). Agrandi, éclairé, aéré, l’ancien sous-sol est devenu une pièce de vie centrale lumineuse où le papier peint paysage dialogue avec la verdure du jardin (Photo 6).
Au rez-de-chaussée, l’ancienne entrée-couloir a été élargie. L’escalier et les carrelages anciens lui confèrent tout son charme (Photo 10). Les anciennes chambres sont devenues salons, et on a même trouvé la place pour un grand dressing de rangements (Photo 12). Le premier étage a été réorganisé en deux chambres, un bureau, une buanderie et une salle de bain. (Photos 14 et 16). Enfin le deuxième étage est entièrement dédié aux parents. Un nouveau toit à la Mansart à pans coupés a remplacé le toit classique améliorant la hauteur sous plafond et permettant de bénéficier de vraies fenêtres au lieu de vasistas. La volumétrie ainsi agrandie, les greniers ont alors révélé tout leur potentiel : la suite bénéficie d’un dressing géant, d’une salle de bain confortable et d’une grande chambre (Photos 18 & 20). Un étage à soi. La première intuition s’est révélée judicieuse.
Texte : Caroline Tossan
Photos : © Pauline Le Goff
Projet : Suresnes 2